Historique de la méthode Sophro-Tennis

1 Je débute le tennis à 32 ans !

1.1 Le déclic

Dans l’article précédent j’évoquai ma formation en psycho relaxologie avec un très grand de la naturopathie, père de la psycho somatique naturelle, le docteur ANDRE PASSEBECQ.
Cette formation qui se déroula de 1990 à 1995, fut à la base d’une première prise de conscience..... Je découvris des disciplines orientales et notamment le Taï Chi Chuan.....
Je m’initiai aussi à la sophrologie..... (inspirée de nombreuses disciplines induisant des états modifiés de conscience comme les différents yogas, les techniques des derviches tourneurs, ou les pratiques ancestrales des indiens HOPI d’amérique
C’est en pratiquant la sophrologie, et notamment la sophro-dynamique du premier degré que j’eus ce déclic....
Le rythme de ses exercices était tout à fait semblable à celui du tennis : des moments de tension et de dégagement d’énergie, alternaient avec des moments de calme, de récupération d’énergie et de concentration kinesthésique (développant la conscience du corps)
J’essayais par la suite de communiquer cette pratique à des joueurs hors du court.... Je constatais alors, avec déception, que peu de progrés dans leur capacité de concentration....
Ce n’est que bien après que je découvris la raison de cette insuffisance (voir dans l’un des chapitres suivants, une de mes découvertes fondamentales.)
A titre d’information, la sophrologie, qui est une science des états modifiés de conscience fut élaborée par Le Docteur ALFONSO CAYCEDO dans les années 1970, malgré son incontestable efficacité dans la préparation des sportifs elle ne fut intégrée en France à L’INSEP, qu’en 1995, grâce à une femme, certainement intelligente, GAY LOVERA

EN 1996, je publie un livre en auto-édition

APRÈS des années d’expérimentation, début 1996, j’entreprends la rédaction de mon premier livre......, manquant d’expérience, je fus aidé en cela par un ami HENRI THURIES que je remercie ici. J’en choisis d’abord le titre : Tennis et Mental, et m’apprête à le publier en auto édition, lorsque j’apprends à la télévision qu’un nouvel ouvrage portant ce même titre TENNIS ET MENTAL de ALAIN POILVEZ, vient de paraître. J’en change donc le titre pour le nommer “TENNIS ET DYNAMIQUE MENTALE”, et le mets à paraître en mars 1996..... (je suis donc l’un des premiers auteurs à avoir publié sur le sujet en France) Il est aujourd’hui épuisé. J’ai projeté de le rééditer

Un extrait du chapitre I “TENNIS ET DYNAMIQUE MENTALE” 1996

QUI JOUE ?

Chez les orientaux, selon la tradition, l'homme serait constitué de sept corps superposés. Les poupées russes, bien connues des collectionneurs, représenteraient de manière très symbolique, la nature profonde de l'être. Afin d'étayer mon exposé, j'en simplifierai le développement en choisissant les trois "corps" qui nous intéressent particulièrement, lorsqu'il s'agit de comprendre les comportements humains, et que je désignerai comme suit : Le véhicule Le pilote La passagère
Le véhicule : c'est le corps physique, composé de la charpente osseuse, des tissus musculaires et des différents systèmes métaboliques, permettant au corps de fonctionner. C'est l'outil, un outil exceptionnel qui, de plus, est doté d'une mémoire propre assurant la gestion de toutes les fonctions automatiques comme la circulation sanguine, la digestion, la respiration, et, ... La gestuelle tennistique, les schèmes [1] de jeu habituels répétitifs.... Chaque jouer a dans sa tête son programme de jeu automatique. Tout cela, fait partie du corps physique ou véhicule, celui qui dans l'entrainement classique est privilégié. C'est celui que l'on connait le mieux et souvent, "ça marche", les méthodes mises en œuvre permettent aux hommes d'atteindre la performance. Cependant, que nous le voulions ou non, nous avons entrainé le véhicule en oubliant le pilote.
Le Pilote : c'est la volonté [2], la motivation, l'imagination, la concentration, l'intelligence. Si le véhicule est puissant et le pilote distrait, l'équipage pourrait bien terminer sa course dans le fossé. Et s'il est lymphatique, sans imagination ni perspective, le véhicule, ce bolide, sera alors "conduit comme une brouette", toute sa puissance sera gaspillée. Il faut s'occuper, aussi, du pilote, si l'on veut améliorer son tennis. Imaginons à présent une bonne équipe véhicule/pilote que nous entraînons et entretenons. Allons-nous à présent atteindre la performance ? Non, probablement pas car nous avons une passagère à bord dont le comportement versatile influe considérablement sur les performances de l'équipage. La passagère : elle est de loin, le personnage le plus puissant, elle personnifie l'émotion. Notre expérience nous montre chaque jour sa force. Entre la volonté et l'émotion, c'est toujours cette dernière qui prend l'ascendant. L’émotion, c'est la peur, la crainte, la joie, la tristesse, l'anxiété. C'est en elle que résident les sentiments : l'orgueil, la haine, l'amour, le plaisir, etc.
EMOTION sera la passagère placée sur la banquette arrière de notre véhicule. Sans cette passagère, nous n'éprouvons aucun sentiment, le pilote verra baisser ses performances par manque de stimulation Si la "passagère" EMOTION est négative et qu'elle ne se manifeste que par des impulsions pessimistes (peur, anxiété, crainte, stress négatif...), alors les performances du véhicule "corps" et du pilote "volonté" baisseront lamentablement. Ce sera le jeu "petit bras"[3] qui apparaîtra avec ses conséquences que nous connaissons bien ... Si nous voulons atteindre la performance, il nous faudra travailler sur ces trois corps dans un mouvement synergique ascendant : "Nous devons développer la puissance et la technique du véhicule, tout en éduquant le pilote et en harmonisant l'humeur de la passagère." Nous verrons au chapitre 7 comment développer spécifiquement et parallèlement à la progression tennistique, ces deux entités : Pilote et passagère, si souvent oubliées [1] Circuit neuronique représentant la mémoire des expériences gestuelles, tactiques ou émotionnelles vécues [2] Cf. Glossaire en fin d'ouvrage [3] : Jeu "petit bras ; c'est le terme utilisé familièrement pour qualifier le jeu troublé par la pensée de la faute. Un jeu surtout guidé par la peur de l'erreur. Cette émotion attachée à cette peur, tend les fibres musculaires, diminuant le relâchement si nécessaire à l'impulsion et à la précision du geste.

J’utilise 3 mois de ma pension de retraité pour promouvoir mon livre

Je fis donc un premier tirage de 300 exemplaires et le proposais à la vente, par des publicités dans “Tennis Magazine” et par un courrier que j’envoyais à 3000 responsables du tennis en France. Je l’adressais aux cadres et aux élus de la Fédération, des ligues, des comités, aux présidents de club, etc.... Dans cette lettre je proposais mon ouvrage et expliquais mon travail, mes expériences. Je ne reçus qu’une seule réponse. Ce fut Hervé LEDEUF, Conseiller Technique Départemental de la ligue de Bretagne, qui me répondit et me demanda de lui adresser mon ouvrage.... Bien par la suite, Michel DECHY m’en commanda un pour sa fille Nathalie qui l’emporta en Floride où elle disputait l’ORANGE BOWL. Bien heureusement cet ouvrage se vendit à la FNAC. Je refis donc plusieurs tirages, et il ne m’en reste qu’un aujourd’hui. Plus tard, j’appris que la FFT en avait acheté pour sa bibliothèque de Roland Garros, réservée aux jeunes espoirs